TUNIS – Le judo africain, « en nette régression », a besoin d’un plan de redressement pour retrouver son niveau, a estimé l’Algérien Mohamed Meridja, élu mercredi premier vice-président de l’Union africaine de judo (UAJ) lors de l’assemblée générale élective, tenue à Gammarth (banlieue Nord de Tunis).

« Sincèrement, le judo en Afrique a fait des pas en arrière et donc il y a un énorme travail à faire, notamment dans le domaine de l’encadrement. Cette situation est due au manque de moyens. Nos entraîneurs doivent être à jour pour pouvoir tirer le niveau des athlètes vers le haut », a déclaré Meridja à l’APS en marge du 37e championnat d’Afrique seniors au Palais des sports d’El-Menzah (Tunis).

Avec son élection mercredi à la vice-présidence, l’Algérien, qui occupe aussi le poste de directeur de l’Education et de l’Académie à la Fédération internationale (IJF), revient aux affaires de l’UAJ après huit longues années d’absence.

« Mon poste à l’IJF ne va pas m’empêcher d’aider le continent africain et aussi mon pays l’Algérie qui occupe une place particulière dans le gotha continental qui sera meilleur avec plus d’application et de travail à la base », a indiqué le N.2 de l’UAJ.

Le Malien Habib Sissoukou a été élu nouveau président de la UAJ, succédant à l’Ivoirien Lassana Palenfo. Le bureau se compose également de la Botswanaise Estoni Haiti, secrétaire générale et du Gabonais André Angoi, trésorier général.

De son côté, le président de la Fédération tunisienne de judo, Skander Hachicha, a été élu membre du bureau exécutif de l’Union africaine de la discipline et occupera les fonctions de deuxième vice-président.

« Le bureau élu de l’Union africaine de judo tentera d’améliorer la situation de la discipline, a promis Meridja. Nous allons étudier la situation pour agir ensuite ».

Les nouveaux dirigeants de l’UAJ prendront officiellement leurs fonctions après les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro en août prochain pour un mandat de quatre ans, soit jusqu’aux Olympiades de Tokyo en 2020.