TUNIS – Le président de la Fédération internationale de judo (IJF), Marius Vizer, a indiqué à Tunis qu’un plan de relance du judo en Afrique était prévu après les jeux Olympiques (JO-2016) à Rio de Janeiro (Brésil).

« Le judo africain a un potentiel humain considérable, mais des efforts sont nécessaires pour maîtriser des paramètres techniques, méthodiques et tactiques. Les choses ne sont pas loin de tout reproche au niveau de la préparation. En collaboration avec l’UAJ (Union africaine de judo, ndlr), nous allons lancer un riche programme de développement », a déclaré à l’APS Vizer, samedi soir en marge des finales de la 2e journée du championnat d’Afrique de judo seniors 2016 messieurs et dames.

Le patron autrichien de l’IJF a expliqué le niveau « moyen » du judo africain par le manque de travail à la base, ce qui se répercute naturellement sur les performances en seniors.

« La majorité des judokas en Afrique commencent à pratiquer cette discipline à un âge très avancé. L’athlète perd beaucoup de temps et par la suite il ne maîtrise pas bien les techniques », selon Vizer.

Les membres de l’Union africaine de judo ont élu mercredi à Tunis un nouveau bureau présidé par le Malien Habib Sissoko, secondé par l’Algérien Mohamed Meridja et le Tunisien Skander Hachicha.

« Après les JO-2016, on va établir ensemble avec l’UAJ un programme ambitieux. Nous allons inviter les meilleurs judokas africains pour se préparer au centre international de l’IJF en Hongrie. Un centre de préparation africain pour cadets sera, par ailleurs, mis en place », a fait savoir le président de l’IJF.

Interrogé sur le niveau des juges, très contesté lors du 37e championnat d’Afrique, le responsable autrichien a répondu qu’il n’y avait pas une compétition au monde, toutes disciplines confondues, où on n’enregistre pas de réserves sur les arbitres.

« J’ai remarqué que beaucoup d’adversaires n’ont été départagés que par shido (avertissement, ndlr) ce qui explique les contestations des perdants. Ça arrive partout », a-t-il tenté de justifier, se félicitant de la bonne organisation du championnat d’Afrique 2016 qui « préserve l’image » de la Fédération internationale de judo.