ALGER – Le Directeur technique national de judo, Samir Sebaâ, dont le programme de préparation en vue des Jeux Olympiques de Rio 2016 a essuyé quelques critiques dernièrement, a défendu ses choix, affirmant que « chaque détail a été pris en compte dans son plan d’action », ajoutant que « personne n’est mieux placé que la DTN pour prendre les bonnes décisions ».

Dans le proche entourage de la discipline, certains ont en effet reproché à la Direction technique nationale de ne pas avoir engagé les potentiels candidats algériens aux JO de Rio dans suffisamment de tournois internationaux, pour récolter les points nécessaires à cette qualification. Mais Sebaâ a affirmé à l’APS, que « si la DTN ne l’a pas fait, c’est parce c’était ce qu’il y avait de mieux à faire ».

« Les personnes en place au niveau de la DTN sont non seulement diplômés et expérimentés, mais ils sont en contact permanant  avec les athlètes. Chose qui n’est pas à la portée des personnes faisant partie d’un entourage plus lointain.

Ce qui fait qu’ils sont mieux placés pour juger l’aptitude, ou non, de ces athlètes à concourir » a-t-il affirmé.

« Si nous avons évité d’engager nos athlètes dans certains tournois, c’est parce qu’ils étaient blessés, saturés, dans une mauvaise passe sur le plan psychologique, ou tout simplement parce que ladite compétition était d’un niveau très élevé » a-t-il expliqué.

Appelé à être plus explicite sur ce sujet, Sebaâ a expliqué que « la DTN ne commettra jamais l’erreur d’engager un athlète dans une compétition s’il a la tête ailleurs, s’il souffre d’une blessure qu’il pourrait aggraver, ou s’il risque de prendre un sérieux coup au moral, en se faisant précocement éliminer dans un tournoi où le niveau est très élevé ».

Des détails qui, selon le DTN, échappent aux personnes qui ne font pas partie de l’entourage direct des différentes sélections nationales, et qui, par conséquent, ne comprennent pas pourquoi certaines décisions ont dû être prises.

Sebaâ a conclu en affirmant qu’il est « un des premiers à se soucier du succès » de cette entreprise, car se trouvant sur « la ligne de front » et qu’il y va donc de sa réputation.

« Nous sommes liés à la Fédération par un contrat de performance et si nous échouons, nous partirons. Mais d’ici là, qu’on nous laisse travailler en paix » a-t-il souhaité.